mercredi 24 février 2016

Exclusif!


C'est le grand sprint qui commence! Du moins, dans mon cas j'ai l'impression que dans cette course, je viens tout juste de quitter la ligne de départ. N'empêche je compte bien rattraper mon retard et pour me prouver que c'est possible, j'ai complété les crayonnées d'une seconde scène aujourd'hui. À titre d'infos, mon scénario contient neuf scènes qui varient entre 1 et 3 planches. Bref, bien du travail devant et la semaine de ''relâche'' arrive cette semaine, ça tombe bien! 



N.B. Manque des paroles dans la bulle de la première case, page 1, mais elles sont en réflexion présentement.


Sinon, j'aimerais annoncer ici même deux excellentes nouvelles, qui me permettent maintenant de pouvoir travailler sur mon projet le tête un peu plus reposée.

Tout d'abord, ma candidature pour les échanges internationaux a été accepté! J'irai donc terminer les quelques cours qui me restaient à faire à Bruxelles l'automne prochain. Je suis super heureuse de cette nouvelle et de plus elle retire un stress que j'avais au sujet de la conclusion de mon BAC. Néanmoins, j'essaie de ne pas trop y penser pour le moment, il y a synthèse à terminer avant de penser à mon voyage.

Seconde bonne nouvelle, j'ai terminé un projet BD de 14 pages pour le TRIP numéro 9! Cette bande dessinée intitulée Le grand livre des morons est une collaboration avec Myriam St-Jean au scénario. J'ai laissé de côté longtemps l'encrage de ce projet, à cause du scénario de mon projet synthèse que je n'arrivais pas à réécrire, tout de même, j'ai réussi à terminé et j'ai bien hâte de voir mes planches dans la publication.



Ma tête de fille crevée mais à la foi avec le sentiment d’accomplissement au cœur.

Conlusion! Je n'ai pas publié ici depuis un moment néanmoins y s'est passé bien des trucs au niveau musicale que j'aurais voulu discuter ici ou même insérer dans la bande dessinée. Par exemple, des récipiendaires des grammys qui à mon avis ne les méritaient pas (par exemple: album rock de l'année, Muse (c'est un groupe que j'écoute beaucoup, tout de même leur dernier effort est très ordinaire et même paresseux au plan créatif et contrairement à ce que plusieurs semblent clamer, non il ne s'agit pas d'un album engagé!)). Toujours sur les Grammys, l'hommage fait par Lady Gaga sur la carrière de David Bowie était honteux! Également, en plus de ses frustrations il y aussi celles auxquelles je suis exposée au travail. Entre autre, il y a le nouvel album de Simple Plan. Oh, je m'interrompt, semble t-il qu'il faudrait que je cesse mon cynisme et que je compatisse pour leur éternelle crise d'adolescence. Qui plus est, j'ai été confronté à un puriste qui je dois avouer m'a particulièrement fâchée! Je pensais que j'étais sélective, et bien j'ai appris qu'on pouvait être pire. Selon lui, il semblerait que j'écouterais de la musique de psychiatriques et que l'idée du métissage en musique est une honte. Le punk est par ailleurs le pire phénomène vu en musique... Il se demandait pourquoi j'avais l'air offusquée.... Haha! On a eu une looonnnnguuuuuueeee discussion sur ce qui devrait prioriser en musique, bien évidemment pour le client la technique... Pas que je la néglige, au contraire tout dépend de l'artiste que je vais écouter. Dans un autre ordre d'idée, j'ai trouvé aussi insultant d'entendre des propos fermés, comme : ''Pas de techniques, pas de feeling'' ou de le voir mimer un batteur sur une chanson country/rock actuelle (très radio friendly) qui jouait dans le magasin en osant me dire que ça c'était de la bonne musique parce que c'était ''organisé'' ... Arrg... je m'étire mais tout de même... omis ces frustrations il demeure que de bonnes nouveauté s'amènent pour moi. Un nouveau PJ Harvey, un nouveau Plague Vendor, avec jusqu'à maintenant aucune chanson que je n'aime pas, Iggy Pop  qui s'associe avec Queens of The Stone Age pour un album, etc. Puis, il y a cette semaine Jake Bugg qui sortait un nouvel extrait qui rappelle Bob Dylan et qui fait plaisir à entendre autour des tendances actuelles dans la musique populaire. Jake Bugg je l'ai découvert la première année que j'ai été engagé à mon travail, ça me manque de faire de bonne découverte et d'être un peu plus positive sur ce qui fait de nos jours, mais il y en a des bons et des talentueux. Bref, j'oublie ce puriste et son amour fanatique pour Van Halen.


jeudi 11 février 2016

Premier rapport d'étape sur le projet


15th January 1978 - John, Miyako Hotel, San Francisco, California, USA.
Photo © Michael Jang.
(Photo prise le lendemain du dernier concert des Sex Pistols, date de la séparation du groupe)

N'ayant toujours pas publié cette semaine, je me permet de faire ce billet rapide simplement pour vous tenir à jour sur mon projet synthèse. Suite au cours de vendredi dernier, j'en suis sortie avec un scénario structuré. Finalement! 4 semaines entières à m'arracher les cheveux, à remettre tout en question, à me foutre la pression sur les épaules et puis d'être incapable de faire mes autres projets. J'ai le scénario, c'est fait, j'en suis maintenant au découpage, même problème! Tout de même, j'ai commencé des crayonnés puisque j'ai quelques découpages qui me plaisaient bien. Néanmoins, je n'aurai pas 15 crayonnés à présenter demain. Je dois cesser de perdre du temps avec ce perfectionnisme extrême que je n'ai jamais vu aussi présent depuis le début de mon parcours universitaire.

mardi 2 février 2016

Premier découpage

Voici, voilà les premières pages découpées. Je suis assez satisfaite, cependant j'ai simplement du mal avec la dernière case de la dernière page. Bref, il est possible que ça change, tout dépend de ce qui suit ensuite. J'ai vraiment beaucoup de difficulté actuellement à remanier mon récit. J'ai un début, une fin, entre les deux, une impasse. J'ai passé la journée à y réfléchir et j'ai eu quelques idées. Bref, maintenant suffit de tenter d'assembler le tout (voir si ça se tient, et puis voir si ça supporte bien mon propos). (Je pense que je me tire dans le pied avec un récit ''engagé''). 





































Sinon, je trouve bon de vous partager une entrevue avec Julie Delporte que j'ai lu aujourd'hui. J'ai trouvé ça très inspirant surtout sur le point de la productivité et puis sur le regard qu'elle porte sur la bande dessinée. Je ne fais pas de la bande dessinée marginale, la forme que j'ai demeure très classique, tout de même, je souhaite profondément que ce présent projet devienne plus qu'une simple publication. Bien sur, de faire ce récit dans un cadre hors scolaire, qui  pourrait lui permettre de s'étendre sur un plus grand nombre de pages, ça serait super! Sauf que, je souhaite aussi que cette histoire devienne presque de la performance. J'aimerais prendre des éléments et de laisser croire qu'ils sont arriver pour vrai. Cette démarche là, je l'ai déjà entamé la session dernière  avec des affiches de concert et un vidéo. J'ai d'autres idées pour la suite, cependant je manque de temps, d'énergie et ça me fâche de voir que ça ne progresse pas comme je l'espérais. Voilà, qui rejoint  bien l'aspect sur la productivité suggéré dans l'entrevue. Je dois malheureusement ralentir la cadence, ça me déçois mais je veux mener à terme mon projet synthèse.


Pour ceux qui n'auraient pas vu la vidéo dont je faisais mention, il s'agit de celle-ci.


Puis sinon, pour ne pas rompre les bonnes habitudes, chanson du jour! La semaine a plutôt bien commencé avec la sortie d'une toute nouvelle chanson de mon artiste préféré PJ Harvey. Son nouvel album est annoncé pour le mois d'avril, et je suis impatiente! Si j'ai une forte estime pour cette artiste, c'est d'abord pour la richesse et l'immense diversité qu'on retrouve au sein de sa discographie. Grunge, rock, blues, folk, alternatif et même des albums qu'on a du mal à classifier (White Chalk), PJ Harvey est versatile dans ses compositions. Qui plus est, elle a une plume remarquable, ses textes s'adaptent toujours en fonction des albums. Bref, je vous suggère d'aller écouter pour ceux qui ne connaissaient pas, ça sera plus facile pour vous de comprendre toute la diversité de sa carrière.

dimanche 31 janvier 2016

Démarche artistique

J’amorce la quatrième semaine de la session... Ça passe plutôt vite. 

Vendredi passé, il y avait cours de synthèse. Durant la période, les professeurs sont revenus en classe sur le contenu de nos blogues. J'ai reçu de bons commentaires, cependant, ceux-ci ont trouvé dommage de n'avoir pu voir/lire les avancés de mon projet. Il faut alors vous avouez ici, que je suis en réécriture de mon scénario. Bien évidement, je conserve certains éléments, cependant, beaucoup de choses changent alors voilà la première raison qui explique l'absence de scénario ou de scènes sur le blogue. La seconde raison, est bien que le blogue a pour fonction de partager la progression du projet je ne désire pas décrire ici la totalité de l'intrigue qui se trame à l'intérieur de mon histoire. Du moins, ne sachant pas qui prend le temps de me lire (d'ailleurs merci de porter un intérêt à mon projet, oui toi! jeune filou félin qui se fait discret), je ne veux pas gâcher mes meilleures blagues et encore moins dévoiler les péripéties et le dénouement de cette histoire! Sérieusement, où en est l'intérêt? On va surement me dire vendredi que je vois ça trop gros, et à cela je répondrai, effectivement, mais je suis tout à fait en droit.

N'empêche, je ne suis pas en train de dire que je ne publierai plus rien, mais je pense tout de même limiter ce que je vais publier ici. Comme mentionné plus haut, tout ça, simplement pour ne pas trop dévoiler l'intrigue de mon récit. Bref, rassurez-vous, il y aura des dessins/planches quand même. D'ailleurs, je devrais publier les premières pages que j'ai découpées cette semaine, vous pourrez alors constater le ton avec lequel je veux introduire la bande dessinées. ;)



Sinon, je ne publie pas que la note plus haut aujourd'hui. J'avais un texte à produire pour le cours de synthèse de ce vendredi au sujet de ma démarche artistique. L'exercice de synthétiser le tout en une seule page a été plutôt difficile, mais tout de même réalisable. Je crois que l'essentiel y est. Je vous laisse lire.

Depuis que je me suis remise à la bande dessinée, il y a de cela trois ans, je peux aisément constater les  thématiques qu’il m’arrive souvent d’aborder. Amoureuse des arts, j’aime traiter d’histoire de l’art, de musique et de la création de façon générale. Aussi, il m’arrive régulièrement de me mettre en scène. J’aime faire de l’autobiographie, j’ai une aisance à imager mon entourage et des moments que j’ai vécus. Sinon, dans un autre ordre d’idée j’ai écrit à quelques reprises des récits qui présentaient des protagonistes avec des ambitions démesurées malheureusement, ceux-ci sont prisonniers d’un quotidien monotone. Ces derniers, sont bien évidemment fortement inspirés de ma propre personne. Je suis effrayée simplement  à l’idée de passer une existence routinière. Également, j’aime présenter mes histoires dans des quartiers qui bien que plus pauvres, sont riches en histoire et en personnages qui l’habitent. Pour ne citer qu’un exemple, le quartier Saint-Sauveur à Québec que j’ai adoré explorer et voir prendre vie dans les romans de Roger Lemelin. 
Ces thèmes bien que la plupart sérieux, sont le plus souvent abordés de façon humoristique. J’aime pratiquer le genre en étant absurde, ironique et espiègle. Mes blagues font souvent références à la culture générale et je préfère aussi développer mon humour dans mes dialogues. Ayant fait des études collégiales en théâtre, je juge que celles-ci sont la cause de l’attention minutieuse que je porte au contenu de mes phylactères. Une blague peut être aisément amplifiée simplement par le découpage et le rythme qui est donné au texte. Aussi, toujours à cause de ce passé en art dramatique, je crois que celui-ci, m’a permise de rendre mon dessin plus expressif. Les rôles les plus plaisants que j’ai interprétés, sont sans aucun doute ceux qui nécessitaient un jeu plus gros. J’ai alors pris l’habitude d’illustrer les expressions de mes personnages en exagérant les traits.
D’ailleurs, ce dernier point peut être aussi appuyé par mes influences en matière de bande dessinée. On y retrouve des classiques franco-belges, du comic underground ainsi que des séries de strip américains où le dessin y est très dynamique. Ces derniers, ont aussi inspiré la technique que j’utilise dans la réalisation de mes planches. Je travaille désormais mon encrage essentiellement qu’à la plume. Cet outil me permet  d’obtenir une belle ligne modulée en plus de me donner un meilleur contrôle de mon trait. Sinon, bien qu’il m’arrive parfois d’utiliser la voie numérique pour la couleur de mes illustrations, je préfère utiliser la couleur direct. Bien qu’il puisse être périlleux d’utiliser les encres de couleurs, j’aime le rendu puisque mes projets deviennent plus riches et personnels lorsque coloriés de cette façon. 

N.B.: Évidemment je fais référence à des projets passés, alors je vous invites à lire ce que j'ai fait avant si vous n'étiez pas familiés avec ma production. Plusieurs des projets, sont sur mon blogue du Singe Peintre. 


Sinon chanson du jour,  Awake de Black Rebel Motorcycle Club (BRMC). Hier, on m'a fait subir le Best of de Nickelback  au travail. C'est en écoutant le premier album de BRMC que j'ai réussi à éjecter de ma tête les infâmes ''Yeah!'' de This Is How You Remind Me. Dieu soit loué.




lundi 25 janvier 2016

Inspirations (Partie II)


Illustration pour Sambre Tome I - Plus ne m'est rien...
Yslaire

L'un de mes aspects préférés au sujet de mon BAC, c'est bien d'avoir élargi mon champs de connaissance sur la bande dessinée. Je suis arrivée il y a trois ans, nouvellement reconquise par cette passion de jeunesse. Je pensais avoir lu beaucoup, cependant mes lectures se limitaient à  des classiques franco-belge et des séries de strips américains comme Mother Goose & Grimm et Peanuts. Qui plus est, ce n'est qu'à la fin de mon cégep que je me suis mise à lire de la bande dessinée pour adultes. C'est en découvrant la série Sambre de Yslaire, que j'ai eu envie de faire de la BD à nouveau. Bien évidemment, mon dessin n'est en rien ressemblant au sien, néanmoins il était pour moi un idéal à atteindre. Je me rappelle que je voulais traiter de son travail dans tous mes premiers travaux universitaires. Yslaire a une maîtrise exceptionnelle du découpage! Yslaire fait des références au courants romantiques! Ce scénario d'Yslaire est hallucinant! Yslaire est fantastique!

Aujourd'hui, je pense encore que Yslaire est fantastique, cependant je me suis permise d'attribuer ce qualificatif à d'autres bédéistes. Qui plus est, certains d'entre eux se retrouvent dans mes influences au sujet de mon projet synthèse. Je vous les présente, en espérant pouvoir être brève cette fois-ci.



Hate, Fantagraphics Book, numéro 8, 1991, page 6-7 
Peter Bagge


PETER BAGGE

Peter Bagge (1957-) est un auteur américain. Il est le créateur de la série de comic underground Hate. Celle-ci raconte les aventures de Buddy Bradley, qui seraient supposément quelque peu inspirées de sa propre vie.

J'ai découvert la série le printemps dernier, mon ami André, m'a donné le 8e numéro. Il s'agit d'un épisode où Buddy et son ami Stinky devienne manager d'un groupe de jeunes punk-rockeurs. Bref, le plan parfait pour faire beaucoup d'argent, ou pas. Il s'agit du seul numéro sur ceux que j'ai pu trouver, qui traite de musique. En fait, Buddy a une vie bien normale. Il fait à peu près la même chose que tout le monde; il rencontre ses beaux-parents pour la première fois, il aménage dans des appartements minables, il travaille dans un magasin, etc. Sauf que, Buddy le fait différemment, et toujours en se tirant une balle dans le pied.

Si la série me fait bien marrer, il faut dire que j'aime aussi le dessin. Comme dirait une de mes amies, « le dessin est ben mou! »Certes, le dessin de Peter Bagge est ben, ben, mou! Les bras et les jambes des personnages sont dessinés comme s'ils s'agissaient de spaghettis. De plus, même les expressions faciales semblent molles, ça donne aux personnages des dégaines de cons (ce qui visiblement les représentent bien). Sinon, bien que l'auteur utilise une surcharge d'hachure, le contraste au sein de ses cases demeure formidablement bien dosé. Bref, un style de comic underground que j'aime beaucoup et dont j'insère quelques caractéristiques à mon dessin.


Calculus Cat
Hunt Emerson

HUNT EMERSON

Hunt Emerson (1952-), est un auteur underground britannique. Ses premiers travaux sont publiés dans des petits magazines de bande dessinée au Royaume-Uni au début des années 70. Dans ses réalisations les plus connues on retrouve Thunderdogs et Calculus Cat qui le font connaître sur la scène américaine du comic underground.

Découvert la session dernière, suite à une suggestion de l'un de mes enseignants, il me faut avouer que je n'en ai toujours pas lu. En effet, je n'arrive simplement pas à mettre la main sur aucun livre qui regroupe de ces œuvres. Néanmoins, internet me donne accès à plusieurs planches et me donne ainsi une bonne idée de son style graphique. Son travail à l'encrage est formidable! Il y a un mélange harmonieux de hachures et de noir pure. Aussi, j'adore l'association fluide des lignes courbes avec d'autres beaucoup plus aigus. De plus, ce que je trouve remarquable du travail de Hunt Emerson c'est la variété des expressions qu'il donne à ses personnages. Elles sont démesurées, vivantes et dynamiques! Je veux que Joey et sa bande s'imprègnent de cette folie ludique.  



St-Trinian's The Entire Appaling Business, Rookery Press, 2008,  p. 170-171
Ronald Searle


RONALD SEARLE

Ronald Searle (1920-2011) est un illustrateur de presse britannique. Il est le créateur de la série St-Trinian's, qui présente un lycée pour jeune fille peu conventionnel... (L'image plus haut pour preuve).

Je suis certaine d'avoir déjà vu de ses dessins auparavant, ou bien peut-être ceux de d'autres illustrateurs qui s'y apparentent beaucoup. Il demeure, que je me suis mise à m'intéresser au travail de ce dessinateur l'an dernier suite à une activité donnée dans le cours de Dessin et narration. Tout d'abord, son travail de la ligne est vraiment fascinant. Sa ligne est riche tout simplement, suffit de regarder les multiples variations qu'il utilise sur un même dessin. Parfois je regarde de ses œuvres, et son traitement de la ligne me fait penser à des illustration de Egon Schiele, comme lui sa ligne est nerveuse et tordue. De plus, j'apprécie beaucoup la façon dont il réinvente l'anatomie de ses personnages. Il y a un travail remarquable de déconstruction. Il s'agit d'un aspect sur lequel je vais travailler beaucoup, je trouve que mes personnages ne sont pas assez diversifiés sur le plan graphique. Aussi, comme les dessinateurs mentionnés plus haut, Ronald Searle sait doser ses illustrations. Il arrive à concevoir des scènes extrêmement chargées, dans lesquelles on retrouve plusieurs types de traitement, noir pur, hachures et lavis. Tout de même elle demeure parfaitement lisible. Pour moi, il s'agit d'une lacune, je tente donc désespérément d'améliorer cet aspect.



Dis-moi quelque chose, Atrabile, 2002, p. 8-9
Jason


JASON

Jason (1965-), auteur de bande dessinée norvégien, il est reconnu pour ses histoires plutôt sombres présentant des animaux anthropomorphiques. Il réalise majoritairement des albums muets ou avec très peu de dialogues.

Il s'agit là aussi d'une autre découverte très récente pour moi. J'ai commencé à lire Jason la session dernière alors que je faisais une recherche sur la bande dessinée conceptuelle et expérimentale. Les albums de Jason peuvent sembler bien simpliste, ils sont constitués majoritairement de planches en gaufrier et l'approche graphique de l'auteur est minimaliste. Cependant, Jason joue habilement avec les codes de la bande dessinée. À simple titre d'exemple, son album Dis-moi quelque chose, un genre d'hommage au cinéma muet qui présente un récit avec de nombreux flashback. L'auteur se sert habilement d'une marge noir pour différencier les séquences du passé de celles du présent. Nul besoin alors de narratif nous indiquant le temps, cet effet sur la marge est astucieux et permet de donner un rythme rapide et fluide au récit. Sinon, je juge qu'il est nécessaire de prendre le temps de lire lentement son travail. Bien que son découpage puisse paraître banale, Jason utilise à plusieurs reprises des codes de tressage. De plus, malgré son découpage en gaufrier, il faut parfois regarder ses pages comme s'ils s'agissaient de doubles planches, puisqu'elles se font écho (voir l'image plus haut). Le contenu de chacune des cases n'est pas choisi arbitrairement, d'autant plus que de leur disposition au sein de l'album. Donc, cette réflexion m'amène à vouloir expérimenter à mon tour. L'occasion est parfaite, mon projet synthèse, en plus d'être un récit plus long, sera aussi auto-édité. Je veux alors jouer sur les effets qu'il est possible de créer au travers des planches mais aussi par le biais d'une publication papier.



Ce billet est long aussi, damné moi, j'espère ne pas en prendre une habitude. Quoi qu'il en soit il me fallait bien aborder comme il se doit les bases de ce projet. Maintenant que vous savez tout au sujet de mes inspirations, je pourrai pour les prochaines publications publier la progression de ce projet.


samedi 23 janvier 2016

Inspirations (Partie I)




1-2-3-4!


Second cours de synthèse passé hier, la machine est en marche! Premier objectif, il me faut remettre 15 crayonnée d'ici trois semaines. Malgré les nombreuses modifications à apporter à mon scénario, je crois que la tâche demeure réalisable. Il me faut tout de même avouer, que je trouve stressant cette réalité de travailler ce projet simultanément  avec ceux des autres cours et même ceux que je m'impose en surplus. Moi, me reposer, jamais. Voyons, je blague! J'arrive quand même à m'accorder un 30 minutes par semaine pour regarder Infoman, Je cesse de divaguer, et j'aimerais plutôt aborder aujourd'hui mes inspirations graphiques. Je diviserai ce billet en deux parties, l'une pour aborder mes influences sur le plan musical et puis le second pour présenter des auteurs de bande dessinée dont j'apprécie grandement le travail.




John Lydon & Steve Jones des Sex Pistols
30th March 1976 - 100 Club, Oxford Street, London.

Photo © Ray Stevenson


Influences musicales

La musique étant le sujet central de ce projet de bande dessinée, je trouve alors important d'exposer les groupes qui m'inspirent et de présenter aussi de quelle façon je compte les utiliser. Tout d'abord, il me faut vous préciser que Joey Pyro ne deviendra pas le sosie d'une icône déjà bien connu du rock. L'objectif de mon scénario n'est pas de parodier la vie d'un artiste quelconque, mais bien de faire vivre à ce protagoniste, sa propre épopée punk à notre époque contemporaine. Comme mentionné plus haut, j'aimerais traiter ici de mes inspirations sur le plan graphique, et je m'apprête à vous présenter comment certains groupe que j'écoute y arrive.

Tout d'abord, suite à un travail intensif d'exploration graphique réalisé la session dernière, j'ai finalement opté pour réaliser ma bande dessinée en noir et blanc. Bien évidemment, ce choix se justifie parce que cette approche est plus rapide et qu'elle me permet de concevoir plus de planches. Cependant, je me suis aussi enlignée vers le noir et blanc puisqu'il se porte bien au récit et peut-être même mieux qu'avec de la couleur. En effet, l'utilisation du noir et blanc me permet de mieux joué sur les contrastes et pourra me permettre de faire de meilleurs clin d’œils à des photographies iconiques du rock. Je recueille des photographies depuis l'année dernière, et essentiellement il s'agit de photo des Sex Pistols. Pour la majorité, elles ont été recueillies sur cette page facebook (Sex Pistols Photo Archive). Cette dernière est fort bien documentée, et les personnes qui sont derrière cette page ont même créé une page réservée au début du groupe Public Image Limited (second groupe de John Lydon), pour mon plus grand plaisir. Sinon, comme il est question des Sex Pistols ici, j'aimerais préciser, que bien que Joey et son groupe soient punk, je ne m'acharnerai pas à insérer des cliché de ce genre. Mohawk, épingle à nourrice, typographie munie de lettres découpés, stud, bottes militaires surdimensionnées, etc. Ayant lu et visionné bon nombre de documentaires au sujet des Sex Pistols, je suis fascinée et à la fois révoltée du paradoxe qu'ils ont conçues. Bien qu'anti-conformiste, ils ont malgré eux lancé et popularisé le genre en plus de créer une esthétique et un code vestimentaire auquel leur son est associé. Cette musique qui s'opposait à celle qui était commercial, le devient d'une certaine façon elle aussi à son tour. C'est expliqué brièvement, mais sans vouloir trop m'éloigner du sujet principal, je ne veux pas tombé dans les clichés, parce que je crois fondamentalement que le punk ne se constitue pas d'étiquettes mais qu'il s'agit plutôt d'une attitude. Je vais m'arrêter ici pour ce sujet, parce que sinon, je pense que ce billet n'aura pas de fin. Tout de même, si le sujet vous intéresse je vous invites à regarder deux films qui traitent des Sex Pistols et du punk.






D'abord, il y a The Great Rock N Roll Swindle (1979), un film de Julien Temple, qui est produit suite à la rupture des Sex Pistols. Ce film, se veut être un faux documentaire très imagé, et qui supporte les idéaux de Malcom Mclaren, manager du groupe. Ce dernier, se plaît à dire qu'il est le créateur et le visionnaire derrière les Sex Pistols ainsi que cette supercherie qui gravite autour du phénomène qu'il aurait conçu. Bien évidemment, je ne partage pas cette opinion, néanmoins le film comporte de magnifiques scènes comme celle de l'introduction ou encore celle où Sid Vicious reprend une chanson de Sinatra dans un théâtre parisien. Sinon, la bande sonore est incroyable, elle est variée, déjantée, bref je vous conseille fortement de mettre la main là-dessus.

Pour le second, il s'agit de Filth & The Fury, un documentaire plus récent (2000), réalisé aussi par Julien Temple. Contrairement, à The Great Rock N' Roll Swindle,  John Lydon, chanteur du groupe participe à ce projet. Le film expose alors les début du groupe, les moments phares de celui-ci jusqu'à la rupture ainsi que le décès de Sid Vicious. Le tout est agrémenter de commentaires des membres, de vidéos d'archives ainsi que des extraits du long métrage de 1955, Richard III basé sur la pièce de Shakespeare. Ceux-ci personnifie les idées de John Lydon au fil du documentaire et sont habilement intégrés. Ce film propose la vision du groupe cette fois-ci, et avec également, plus de recul.



Afin de revenir, sur le sujet principal, c'est-à-dire, mes influences musical sur le plan graphique de mon projet, il me faut vous parlez de Plague Vendor. Groupe très récent, ils ont lancé leur premier album en 2014, Free to Eat, et il s'agit pour moi du meilleur disque que j'ai vu débarquer dans la section punk de l'endroit où je travaille (HMV).  Bien que l'album soit court, (17 minutes), il s'agit d'un concentré de son brute, d'une voix bien crasse et emplit d'une énergie qui donne simplement envie de se défouler. Sinon, ces derniers lancent un nouvel album en mars, (que j'attend avec impatience), deux extraits ont été mis en ligne et ceux-ci, se détache beaucoup à mon avis du premier. Le son me rappelle des chansons post-punk par Wire ou encore de Joy Division. Des artistes qui font innover leur son, j'adhère davantage, chapeau! 

Bref, en quoi ce groupe réussi à inspirer mon projet de bande dessinée?  Tout d'abord, au moment où j'ai dessiné pour la première fois Asphalte-Asphalte-Asphalte, je les imaginais jouer comme Plague Vendor, le même son, la même fougue. Sinon, je ne vous cacherai pas, que lorsque j'ai créer Joey Pyro c'est en m'inspirant de leur chanteur Brandon Blaine. Il est élancé, squelettique et puis suffit que de regarder quelques photos de lui en concert, avec des grands bras comme il a, il m'a fait penser à un singe. Les cheveux de Joey (qui recouvre entièrement les yeux) eux ont été choisi afin de me donner un défi. En effet, les expressions faciales sont tellement plus facile à  représenter avec les yeux et les sourcils. Pour Joey, il me faudra varié ses expressions en jouant uniquement sur la mâchoire et le langage corporel.

Brandon Blaine de Plague Vendor
Vans Warped Tour 2014, Shakopee, MN.
Photo © Matt Ginzel

Sinon, dernier point à ce billet, la musique comme reflet d'ambiance. J'habite présentement en Outaouais, et je compte faire évoluer Joey et son groupe dans des lieux qui s'apprêteront à ressembler à de vieux quartier de Hull et d'Ottawa. J'associe ces endroits à une musique spécifique, un son bien  bruyant et très garage. Afin de faire plus court, j'ai monté une liste de lecture youtube qui regroupe les groupes que j'associe leur son à cette idée. Je me suis surprise à ajouter plus de groupes récents, quoi qu'il en soit, je vous laisse écouter. En conclusion, je ferai mes publications plus courtes à l'avenir, j'ai passé trop de temps à mon avis sur celle-ci.


Premier concert


Joey Pyro, chanteur du groupe Asphalte-Asphalte-Asphalte.

Je vous présente ici, les premiers dessins du groupe que j'ai réalisé l'an dernier. Il s'agit d'une planche d'une histoire de 5 pages qui a été publié l'été dernier dans le quatrième numéro de la revue Planches. J'aime encore le résultat de cette bande dessinée, cependant je dois avouer, que je suis bien contente de voir que mon style graphique a évolué et que celui-ci semble beaucoup plus riche désormais. Je crois que ma pratique assidue de l'encrage y est pour beaucoup.


Sinon, pour ceux qui n'aurait pas lu cette bande dessinée elle est publiée intégralement juste ici, via ce lien: