La première planche du projet prête pour l'album. Attaquons le reste!
jeudi 3 mars 2016
mercredi 2 mars 2016
Premier encrage
J'ai encré ma toute première planche du projet. J'aurais bien voulu me mettre à cette étape plus tard, n'empêche il me faut remettre une planche fini pour le catalogue des finissants cette semaine. J'ai choisi la planche d'intro de mon récit, elle présente les personnages centraux et elle donne bien le ton de ce que l'on retrouvera dans mon synthèse. Cette dernière a eu quelques modification, je suis nettement plus satisfaite de mon plan d'ensemble sur la dernière bande. Je n'ai pas eu le temps de la scanner aujourd'hui comme je travaillais également à la finition d'un strip couleur pour la revue Collection.
Sinon, en plus d'une planche, le catalogue des finissants nous réclame également un court texte pour nous décrire. Il peut s'agir d'une citation, de notre perception de la bande dessinée, d'une brève description de notre démarche artistique, etc. J'ai feuilleté un peu les précédents catalogues. J'ai vu Hergé cité souvent : «Les plus grandes aventures sont intérieures» ou «À force de croire en des rêves, l'homme en fait des réalités». Je trouvais que les citations n'avaient rien de très personnel alors, j'ai tenté de rédiger un court paragraphe sur comment je percevais le médium. Je stressais à synthétiser et à trouver les mots justes. Finalement, par pur hasard je suis tombée sur quelque chose que j'avais écrit en 2012 au sujet du Singe Peintre.
«Tout en conservant sa franche modestie, le singe peintre se retire des lois érigées par ceux qu'il considérait comme des maîtres jusqu'à aujourd'hui.»
En plus de faire référence à l'un de mes personnages (et de le décrire soit dit en passant) cette phrase colle parfaitement au contexte actuel, c'est-à-dire: la conclusion de mon BAC. Bien que je ne termine que l'an prochain (en Belgique!!), il demeure que je me retire prochainement des cadres scolaires. J'apprécie énormément le progrès et les apprentissages que j'ai fait lors de mon parcours, tout de même j'ai terriblement hâte de me libérer des contraintes de l'école. Au final, je me retrouve avec une citation, et qui plus est celle-ci est de moi-même. Afin de préserver ma ''franche modestie'' je vais utiliser un nom de plume pour la citation: Pierre Goubert. La référence complète:
GOUBERT, Pierre. L'Odyssée du Surrealista. Québec, Édition Chardin, 2012. 48p., ill.
GOUBERT, Pierre. L'Odyssée du Surrealista. Québec, Édition Chardin, 2012. 48p., ill.
Sinon, dans un autre ordre d'idée, je me suis fixée des objectifs pour la semaine afin de pouvoir réaliser mes tâches pour le deuxième tier de la session. J'aimerais compléter pour les prochains jours les planches des scènes 3, 4, 7 et 9, pour un totale de 7 planches crayonnées. Par conséquent, en revenant de la relâche il ne me restera plus que 4 planches à dessiner. Je pourrai alors me mettre à l'encrage. Pour la prochaine remise j'ai dit que j'aurai 6 planches d'encrées. Puisque j'en ai déjà une, je crois mon objectif tout à fait réaliste.
Terminons ce billet avec ma chanson préférée des Kinks que j'ai écouté plusieurs fois en revenant de ma courte escapade à Montréal qui fût ma foi, bien bénéfique.
mercredi 24 février 2016
Exclusif!
C'est le grand sprint qui commence! Du moins, dans mon cas j'ai l'impression que dans cette course, je viens tout juste de quitter la ligne de départ. N'empêche je compte bien rattraper mon retard et pour me prouver que c'est possible, j'ai complété les crayonnées d'une seconde scène aujourd'hui. À titre d'infos, mon scénario contient neuf scènes qui varient entre 1 et 3 planches. Bref, bien du travail devant et la semaine de ''relâche'' arrive cette semaine, ça tombe bien!
N.B. Manque des paroles dans la bulle de la première case, page 1, mais elles sont en réflexion présentement.
Tout d'abord, ma candidature pour les échanges internationaux a été accepté! J'irai donc terminer les quelques cours qui me restaient à faire à Bruxelles l'automne prochain. Je suis super heureuse de cette nouvelle et de plus elle retire un stress que j'avais au sujet de la conclusion de mon BAC. Néanmoins, j'essaie de ne pas trop y penser pour le moment, il y a synthèse à terminer avant de penser à mon voyage.
Seconde bonne nouvelle, j'ai terminé un projet BD de 14 pages pour le TRIP numéro 9! Cette bande dessinée intitulée Le grand livre des morons est une collaboration avec Myriam St-Jean au scénario. J'ai laissé de côté longtemps l'encrage de ce projet, à cause du scénario de mon projet synthèse que je n'arrivais pas à réécrire, tout de même, j'ai réussi à terminé et j'ai bien hâte de voir mes planches dans la publication.
Ma tête de fille crevée mais à la foi avec le sentiment d’accomplissement au cœur.
Conlusion! Je n'ai pas publié ici depuis un moment néanmoins y s'est passé bien des trucs au niveau musicale que j'aurais voulu discuter ici ou même insérer dans la bande dessinée. Par exemple, des récipiendaires des grammys qui à mon avis ne les méritaient pas (par exemple: album rock de l'année, Muse (c'est un groupe que j'écoute beaucoup, tout de même leur dernier effort est très ordinaire et même paresseux au plan créatif et contrairement à ce que plusieurs semblent clamer, non il ne s'agit pas d'un album engagé!)). Toujours sur les Grammys, l'hommage fait par Lady Gaga sur la carrière de David Bowie était honteux! Également, en plus de ses frustrations il y aussi celles auxquelles je suis exposée au travail. Entre autre, il y a le nouvel album de Simple Plan. Oh, je m'interrompt, semble t-il qu'il faudrait que je cesse mon cynisme et que je compatisse pour leur éternelle crise d'adolescence. Qui plus est, j'ai été confronté à un puriste qui je dois avouer m'a particulièrement fâchée! Je pensais que j'étais sélective, et bien j'ai appris qu'on pouvait être pire. Selon lui, il semblerait que j'écouterais de la musique de psychiatriques et que l'idée du métissage en musique est une honte. Le punk est par ailleurs le pire phénomène vu en musique... Il se demandait pourquoi j'avais l'air offusquée.... Haha! On a eu une looonnnnguuuuuueeee discussion sur ce qui devrait prioriser en musique, bien évidemment pour le client la technique... Pas que je la néglige, au contraire tout dépend de l'artiste que je vais écouter. Dans un autre ordre d'idée, j'ai trouvé aussi insultant d'entendre des propos fermés, comme : ''Pas de techniques, pas de feeling'' ou de le voir mimer un batteur sur une chanson country/rock actuelle (très radio friendly) qui jouait dans le magasin en osant me dire que ça c'était de la bonne musique parce que c'était ''organisé'' ... Arrg... je m'étire mais tout de même... omis ces frustrations il demeure que de bonnes nouveauté s'amènent pour moi. Un nouveau PJ Harvey, un nouveau Plague Vendor, avec jusqu'à maintenant aucune chanson que je n'aime pas, Iggy Pop qui s'associe avec Queens of The Stone Age pour un album, etc. Puis, il y a cette semaine Jake Bugg qui sortait un nouvel extrait qui rappelle Bob Dylan et qui fait plaisir à entendre autour des tendances actuelles dans la musique populaire. Jake Bugg je l'ai découvert la première année que j'ai été engagé à mon travail, ça me manque de faire de bonne découverte et d'être un peu plus positive sur ce qui fait de nos jours, mais il y en a des bons et des talentueux. Bref, j'oublie ce puriste et son amour fanatique pour Van Halen.
jeudi 11 février 2016
Premier rapport d'étape sur le projet
15th January 1978 - John, Miyako Hotel, San Francisco, California, USA.
Photo © Michael Jang.
(Photo prise le lendemain du dernier concert des Sex Pistols, date de la séparation du groupe)
N'ayant toujours pas publié cette semaine, je me permet de faire ce billet rapide simplement pour vous tenir à jour sur mon projet synthèse. Suite au cours de vendredi dernier, j'en suis sortie avec un scénario structuré. Finalement! 4 semaines entières à m'arracher les cheveux, à remettre tout en question, à me foutre la pression sur les épaules et puis d'être incapable de faire mes autres projets. J'ai le scénario, c'est fait, j'en suis maintenant au découpage, même problème! Tout de même, j'ai commencé des crayonnés puisque j'ai quelques découpages qui me plaisaient bien. Néanmoins, je n'aurai pas 15 crayonnés à présenter demain. Je dois cesser de perdre du temps avec ce perfectionnisme extrême que je n'ai jamais vu aussi présent depuis le début de mon parcours universitaire.
mardi 2 février 2016
Premier découpage
Voici, voilà les premières pages découpées. Je suis assez satisfaite, cependant j'ai simplement du mal avec la dernière case de la dernière page. Bref, il est possible que ça change, tout dépend de ce qui suit ensuite. J'ai vraiment beaucoup de difficulté actuellement à remanier mon récit. J'ai un début, une fin, entre les deux, une impasse. J'ai passé la journée à y réfléchir et j'ai eu quelques idées. Bref, maintenant suffit de tenter d'assembler le tout (voir si ça se tient, et puis voir si ça supporte bien mon propos). (Je pense que je me tire dans le pied avec un récit ''engagé'').
Sinon, je trouve bon de vous partager une entrevue avec Julie Delporte que j'ai lu aujourd'hui. J'ai trouvé ça très inspirant surtout sur le point de la productivité et puis sur le regard qu'elle porte sur la bande dessinée. Je ne fais pas de la bande dessinée marginale, la forme que j'ai demeure très classique, tout de même, je souhaite profondément que ce présent projet devienne plus qu'une simple publication. Bien sur, de faire ce récit dans un cadre hors scolaire, qui pourrait lui permettre de s'étendre sur un plus grand nombre de pages, ça serait super! Sauf que, je souhaite aussi que cette histoire devienne presque de la performance. J'aimerais prendre des éléments et de laisser croire qu'ils sont arriver pour vrai. Cette démarche là, je l'ai déjà entamé la session dernière avec des affiches de concert et un vidéo. J'ai d'autres idées pour la suite, cependant je manque de temps, d'énergie et ça me fâche de voir que ça ne progresse pas comme je l'espérais. Voilà, qui rejoint bien l'aspect sur la productivité suggéré dans l'entrevue. Je dois malheureusement ralentir la cadence, ça me déçois mais je veux mener à terme mon projet synthèse.
Pour lire l'entrevue de Julie Delporte on clique ici.
Pour ceux qui n'auraient pas vu la vidéo dont je faisais mention, il s'agit de celle-ci.
Puis sinon, pour ne pas rompre les bonnes habitudes, chanson du jour! La semaine a plutôt bien commencé avec la sortie d'une toute nouvelle chanson de mon artiste préféré PJ Harvey. Son nouvel album est annoncé pour le mois d'avril, et je suis impatiente! Si j'ai une forte estime pour cette artiste, c'est d'abord pour la richesse et l'immense diversité qu'on retrouve au sein de sa discographie. Grunge, rock, blues, folk, alternatif et même des albums qu'on a du mal à classifier (White Chalk), PJ Harvey est versatile dans ses compositions. Qui plus est, elle a une plume remarquable, ses textes s'adaptent toujours en fonction des albums. Bref, je vous suggère d'aller écouter pour ceux qui ne connaissaient pas, ça sera plus facile pour vous de comprendre toute la diversité de sa carrière.
dimanche 31 janvier 2016
Démarche artistique
J’amorce la quatrième semaine de la session... Ça passe plutôt vite.
Vendredi passé, il y avait cours de synthèse. Durant la période, les professeurs sont revenus en classe sur le contenu de nos blogues. J'ai reçu de bons commentaires, cependant, ceux-ci ont trouvé dommage de n'avoir pu voir/lire les avancés de mon projet. Il faut alors vous avouez ici, que je suis en réécriture de mon scénario. Bien évidement, je conserve certains éléments, cependant, beaucoup de choses changent alors voilà la première raison qui explique l'absence de scénario ou de scènes sur le blogue. La seconde raison, est bien que le blogue a pour fonction de partager la progression du projet je ne désire pas décrire ici la totalité de l'intrigue qui se trame à l'intérieur de mon histoire. Du moins, ne sachant pas qui prend le temps de me lire (d'ailleurs merci de porter un intérêt à mon projet, oui toi! jeune filou félin qui se fait discret), je ne veux pas gâcher mes meilleures blagues et encore moins dévoiler les péripéties et le dénouement de cette histoire! Sérieusement, où en est l'intérêt? On va surement me dire vendredi que je vois ça trop gros, et à cela je répondrai, effectivement, mais je suis tout à fait en droit.
N'empêche, je ne suis pas en train de dire que je ne publierai plus rien, mais je pense tout de même limiter ce que je vais publier ici. Comme mentionné plus haut, tout ça, simplement pour ne pas trop dévoiler l'intrigue de mon récit. Bref, rassurez-vous, il y aura des dessins/planches quand même. D'ailleurs, je devrais publier les premières pages que j'ai découpées cette semaine, vous pourrez alors constater le ton avec lequel je veux introduire la bande dessinées. ;)
Sinon, je ne publie pas que la note plus haut aujourd'hui. J'avais un texte à produire pour le cours de synthèse de ce vendredi au sujet de ma démarche artistique. L'exercice de synthétiser le tout en une seule page a été plutôt difficile, mais tout de même réalisable. Je crois que l'essentiel y est. Je vous laisse lire.
Depuis que je me suis remise à la bande dessinée, il y a de cela trois ans, je peux aisément constater les thématiques qu’il m’arrive souvent d’aborder. Amoureuse des arts, j’aime traiter d’histoire de l’art, de musique et de la création de façon générale. Aussi, il m’arrive régulièrement de me mettre en scène. J’aime faire de l’autobiographie, j’ai une aisance à imager mon entourage et des moments que j’ai vécus. Sinon, dans un autre ordre d’idée j’ai écrit à quelques reprises des récits qui présentaient des protagonistes avec des ambitions démesurées malheureusement, ceux-ci sont prisonniers d’un quotidien monotone. Ces derniers, sont bien évidemment fortement inspirés de ma propre personne. Je suis effrayée simplement à l’idée de passer une existence routinière. Également, j’aime présenter mes histoires dans des quartiers qui bien que plus pauvres, sont riches en histoire et en personnages qui l’habitent. Pour ne citer qu’un exemple, le quartier Saint-Sauveur à Québec que j’ai adoré explorer et voir prendre vie dans les romans de Roger Lemelin.
Ces thèmes bien que la plupart sérieux, sont le plus souvent abordés de façon humoristique. J’aime pratiquer le genre en étant absurde, ironique et espiègle. Mes blagues font souvent références à la culture générale et je préfère aussi développer mon humour dans mes dialogues. Ayant fait des études collégiales en théâtre, je juge que celles-ci sont la cause de l’attention minutieuse que je porte au contenu de mes phylactères. Une blague peut être aisément amplifiée simplement par le découpage et le rythme qui est donné au texte. Aussi, toujours à cause de ce passé en art dramatique, je crois que celui-ci, m’a permise de rendre mon dessin plus expressif. Les rôles les plus plaisants que j’ai interprétés, sont sans aucun doute ceux qui nécessitaient un jeu plus gros. J’ai alors pris l’habitude d’illustrer les expressions de mes personnages en exagérant les traits.
D’ailleurs, ce dernier point peut être aussi appuyé par mes influences en matière de bande dessinée. On y retrouve des classiques franco-belges, du comic underground ainsi que des séries de strip américains où le dessin y est très dynamique. Ces derniers, ont aussi inspiré la technique que j’utilise dans la réalisation de mes planches. Je travaille désormais mon encrage essentiellement qu’à la plume. Cet outil me permet d’obtenir une belle ligne modulée en plus de me donner un meilleur contrôle de mon trait. Sinon, bien qu’il m’arrive parfois d’utiliser la voie numérique pour la couleur de mes illustrations, je préfère utiliser la couleur direct. Bien qu’il puisse être périlleux d’utiliser les encres de couleurs, j’aime le rendu puisque mes projets deviennent plus riches et personnels lorsque coloriés de cette façon.
N.B.: Évidemment je fais référence à des projets passés, alors je vous invites à lire ce que j'ai fait avant si vous n'étiez pas familiés avec ma production. Plusieurs des projets, sont sur mon blogue du Singe Peintre.
Sinon chanson du jour, Awake de Black Rebel Motorcycle Club (BRMC). Hier, on m'a fait subir le Best of de Nickelback au travail. C'est en écoutant le premier album de BRMC que j'ai réussi à éjecter de ma tête les infâmes ''Yeah!'' de This Is How You Remind Me. Dieu soit loué.
lundi 25 janvier 2016
Inspirations (Partie II)
Illustration pour Sambre Tome I - Plus ne m'est rien...
Yslaire
L'un de mes aspects préférés au sujet de mon BAC, c'est bien d'avoir élargi mon champs de connaissance sur la bande dessinée. Je suis arrivée il y a trois ans, nouvellement reconquise par cette passion de jeunesse. Je pensais avoir lu beaucoup, cependant mes lectures se limitaient à des classiques franco-belge et des séries de strips américains comme Mother Goose & Grimm et Peanuts. Qui plus est, ce n'est qu'à la fin de mon cégep que je me suis mise à lire de la bande dessinée pour adultes. C'est en découvrant la série Sambre de Yslaire, que j'ai eu envie de faire de la BD à nouveau. Bien évidemment, mon dessin n'est en rien ressemblant au sien, néanmoins il était pour moi un idéal à atteindre. Je me rappelle que je voulais traiter de son travail dans tous mes premiers travaux universitaires. Yslaire a une maîtrise exceptionnelle du découpage! Yslaire fait des références au courants romantiques! Ce scénario d'Yslaire est hallucinant! Yslaire est fantastique!
Aujourd'hui, je pense encore que Yslaire est fantastique, cependant je me suis permise d'attribuer ce qualificatif à d'autres bédéistes. Qui plus est, certains d'entre eux se retrouvent dans mes influences au sujet de mon projet synthèse. Je vous les présente, en espérant pouvoir être brève cette fois-ci.
Hate, Fantagraphics Book, numéro 8, 1991, page 6-7
Peter Bagge
PETER BAGGE
Peter Bagge (1957-) est un auteur américain. Il est le créateur de la série de comic underground Hate. Celle-ci raconte les aventures de Buddy Bradley, qui seraient supposément quelque peu inspirées de sa propre vie.
J'ai découvert la série le printemps dernier, mon ami André, m'a donné le 8e numéro. Il s'agit d'un épisode où Buddy et son ami Stinky devienne manager d'un groupe de jeunes punk-rockeurs. Bref, le plan parfait pour faire beaucoup d'argent, ou pas. Il s'agit du seul numéro sur ceux que j'ai pu trouver, qui traite de musique. En fait, Buddy a une vie bien normale. Il fait à peu près la même chose que tout le monde; il rencontre ses beaux-parents pour la première fois, il aménage dans des appartements minables, il travaille dans un magasin, etc. Sauf que, Buddy le fait différemment, et toujours en se tirant une balle dans le pied.
Si la série me fait bien marrer, il faut dire que j'aime aussi le dessin. Comme dirait une de mes amies, « le dessin est ben mou! ». Certes, le dessin de Peter Bagge est ben, ben, mou! Les bras et les jambes des personnages sont dessinés comme s'ils s'agissaient de spaghettis. De plus, même les expressions faciales semblent molles, ça donne aux personnages des dégaines de cons (ce qui visiblement les représentent bien). Sinon, bien que l'auteur utilise une surcharge d'hachure, le contraste au sein de ses cases demeure formidablement bien dosé. Bref, un style de comic underground que j'aime beaucoup et dont j'insère quelques caractéristiques à mon dessin.
Calculus Cat
Hunt Emerson
HUNT EMERSON
Hunt Emerson (1952-), est un auteur underground britannique. Ses premiers travaux sont publiés dans des petits magazines de bande dessinée au Royaume-Uni au début des années 70. Dans ses réalisations les plus connues on retrouve Thunderdogs et Calculus Cat qui le font connaître sur la scène américaine du comic underground.
Découvert la session dernière, suite à une suggestion de l'un de mes enseignants, il me faut avouer que je n'en ai toujours pas lu. En effet, je n'arrive simplement pas à mettre la main sur aucun livre qui regroupe de ces œuvres. Néanmoins, internet me donne accès à plusieurs planches et me donne ainsi une bonne idée de son style graphique. Son travail à l'encrage est formidable! Il y a un mélange harmonieux de hachures et de noir pure. Aussi, j'adore l'association fluide des lignes courbes avec d'autres beaucoup plus aigus. De plus, ce que je trouve remarquable du travail de Hunt Emerson c'est la variété des expressions qu'il donne à ses personnages. Elles sont démesurées, vivantes et dynamiques! Je veux que Joey et sa bande s'imprègnent de cette folie ludique.
St-Trinian's The Entire Appaling Business, Rookery Press, 2008, p. 170-171
Ronald Searle
RONALD SEARLE
Ronald Searle (1920-2011) est un illustrateur de presse britannique. Il est le créateur de la série St-Trinian's, qui présente un lycée pour jeune fille peu conventionnel... (L'image plus haut pour preuve).
Je suis certaine d'avoir déjà vu de ses dessins auparavant, ou bien peut-être ceux de d'autres illustrateurs qui s'y apparentent beaucoup. Il demeure, que je me suis mise à m'intéresser au travail de ce dessinateur l'an dernier suite à une activité donnée dans le cours de Dessin et narration. Tout d'abord, son travail de la ligne est vraiment fascinant. Sa ligne est riche tout simplement, suffit de regarder les multiples variations qu'il utilise sur un même dessin. Parfois je regarde de ses œuvres, et son traitement de la ligne me fait penser à des illustration de Egon Schiele, comme lui sa ligne est nerveuse et tordue. De plus, j'apprécie beaucoup la façon dont il réinvente l'anatomie de ses personnages. Il y a un travail remarquable de déconstruction. Il s'agit d'un aspect sur lequel je vais travailler beaucoup, je trouve que mes personnages ne sont pas assez diversifiés sur le plan graphique. Aussi, comme les dessinateurs mentionnés plus haut, Ronald Searle sait doser ses illustrations. Il arrive à concevoir des scènes extrêmement chargées, dans lesquelles on retrouve plusieurs types de traitement, noir pur, hachures et lavis. Tout de même elle demeure parfaitement lisible. Pour moi, il s'agit d'une lacune, je tente donc désespérément d'améliorer cet aspect.
Dis-moi quelque chose, Atrabile, 2002, p. 8-9
Jason
JASON
Jason (1965-), auteur de bande dessinée norvégien, il est reconnu pour ses histoires plutôt sombres présentant des animaux anthropomorphiques. Il réalise majoritairement des albums muets ou avec très peu de dialogues.
Il s'agit là aussi d'une autre découverte très récente pour moi. J'ai commencé à lire Jason la session dernière alors que je faisais une recherche sur la bande dessinée conceptuelle et expérimentale. Les albums de Jason peuvent sembler bien simpliste, ils sont constitués majoritairement de planches en gaufrier et l'approche graphique de l'auteur est minimaliste. Cependant, Jason joue habilement avec les codes de la bande dessinée. À simple titre d'exemple, son album Dis-moi quelque chose, un genre d'hommage au cinéma muet qui présente un récit avec de nombreux flashback. L'auteur se sert habilement d'une marge noir pour différencier les séquences du passé de celles du présent. Nul besoin alors de narratif nous indiquant le temps, cet effet sur la marge est astucieux et permet de donner un rythme rapide et fluide au récit. Sinon, je juge qu'il est nécessaire de prendre le temps de lire lentement son travail. Bien que son découpage puisse paraître banale, Jason utilise à plusieurs reprises des codes de tressage. De plus, malgré son découpage en gaufrier, il faut parfois regarder ses pages comme s'ils s'agissaient de doubles planches, puisqu'elles se font écho (voir l'image plus haut). Le contenu de chacune des cases n'est pas choisi arbitrairement, d'autant plus que de leur disposition au sein de l'album. Donc, cette réflexion m'amène à vouloir expérimenter à mon tour. L'occasion est parfaite, mon projet synthèse, en plus d'être un récit plus long, sera aussi auto-édité. Je veux alors jouer sur les effets qu'il est possible de créer au travers des planches mais aussi par le biais d'une publication papier.
Ce billet est long aussi, damné moi, j'espère ne pas en prendre une habitude. Quoi qu'il en soit il me fallait bien aborder comme il se doit les bases de ce projet. Maintenant que vous savez tout au sujet de mes inspirations, je pourrai pour les prochaines publications publier la progression de ce projet.
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